Le Caprices festival de Crans-Montana

post by : emilie.dupasqui



 

Crans-Montana : La station

Crans-Montana est une station touristique au panorama exceptionnel, située au cœur des Alpes suisses à 1500 mètres d’altitude. Orientée plein Sud, profitant d’un ensoleillement maximal et disposant de loisirs illimités et pour tous les âges, cette station est, de ce fait, idéale et attrayante pour l’organisation de festivals. Néanmoins, cela n’a pas toujours été le cas.

Durant la période du XXème siècle, la station est surtout fréquentée par un public friand de tourisme de santé. Beaucoup de cliniques et sanatoriums sont mis en place, et cela de fait que renforcer cette image de « repos ».

Cependant, à la fin du XXème siècle, la station entre dans une période de déclin. Elle est considérée comme chère et attire majoritairement un public âgé. Les activités estivales sont présentes, mais il existe peu voire pas d’offres de divertissement hivernal, en dehors des sports d’hiver traditionnels.

C’est en voyant cette image un peu vieillotte de Crans-Montana qu’en 2004, un groupe de jeunes diplômés a cherché à changer la donne et rajeunir la station, en créant notamment le Caprices Festival.

Qu’est-ce que le Caprices Festival ?

Le Caprices Festival est le plus grand festival hivernal de Suisse. Il a été créé en 2004, suite à l’association de cinq jeunes fraîchement diplômés souhaitant redonner une image plus jeune de la station de Crans-Montana. L’événement a immédiatement reçu un vif succès, et est depuis fréquenté par une majorité de festivaliers âgés entre 18 et 34 ans.

Depuis 2004, le festival s’étend sur neuf jours, et tous les ans près d’une soixantaine d’artistes effectuent plus d’une centaine de concerts, le tout, au grand air et dans une infrastructure de qualité. Les éditions précédentes ont réuni des artistes de renommée internationale, tels que Björk, Cypress Hill, Method Man & Redman, Stromae, Scorpions, Gorillaz ou encore Sean Paul. L’édition de 2014 a notamment hébergé 50'000 spectateurs issus des quatre coins de la Suisse et du monde.

Le festival prend la forme d’un village au centre de Crans. Il se compose de quatre scènes principales et six scènes satellites dans les bars et clubs du centre-ville, le tout dans une ambiance hétéroclite.

Impacts économiques sur la station

Etant donné que l’événement se déroule hors-saison, il est pour la station de Crans-Montana une source de revenu non-négligeable, et permet notamment de remplir les hébergements en dehors du pic hivernal.

Selon une étude réalisée en 2012, les nuitées générées par le festival étaient de 29'000 en 2012 (hôtellerie et parahôtelleries compris, et comprend également les organisateurs tout comme le public), quand, à titre comparatif, les nuitées générées par la seule saison d’hiver en 2015 étaient de 117'000 et de 92'600 pour la saison d’été (Mai-Octobre). Ces derniers chiffres concernent cependant uniquement l’hôtellerie. 

Toujours selon cette étude, le montant total dépensé pour quatre jours de festival dans la station était de CHF 1'930'370, en plus des CHF 900'000.- de chiffre d’affaire de la billetterie.

Diffusion du festival

La diffusion du festival à travers les médias se fait principalement via Internet et les réseaux sociaux (facebook, twitter) ainsi que leur site, en ajoutant à cela affiches, flyers et bouche-à-oreille. 

 

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Le Mountain Bike à Crans-Montana

post by : eldin.catovic



La pratique du Mountain Bike désigne toutes les activités liées au vélo VTT, généralement pratiquées en montagne sur des parcours avec dénivelles. Ce terme est né dans les années 1990 suite à l’apparition d’un vélo doté de suspensions et pouvant donc être utilisé sur tous types de terrains.

Les activités du Mountain Bike incluent notamment le VTT sur sentiers balisés et le Downhill, une discipline qui nous intéresse particulièrement dans notre étude de cas. Le Downhill se pratique sur des pistes en descente uniquement réservées aux vélos, et donc interdits à tout public par mesure de sécurité. En effet, ces pistes sont aménagées dans de forte déclivités qui favorisent la prise de vitesse des pratiquants. Elles sont aussi dotées de sauts et passages aménagés pour offrir le plus d’adrénaline possible aux vététistes, expérimentés dans la plupart des cas. Elles impliquent également des remontées mécaniques qui ramènent les pratiquants en haut, où le départ est placé.

Nous nous intéressons ici à la station de Crans-Montana, située dans le Valais à une altitude de 1500M. En été, on dispose de nombreux chemins pour VTT et de 2 pistes de descente, aménagées entre le sommet des remontées mécaniques menant à Cry d’Err et le départ de celles-ci, à Crans (1600m.). Les deux pistes représentent les deux niveaux de difficultés, l’une est plus facile et roulante, l’autre plus raide et adaptée aux habitués.

 

Qu’apportent donc ces amateurs de vélos ?

Premièrement, ils viennent fréquenter les remontées mécaniques en été et contribuent donc à répartir quelque peu les recettes de l’exploitant entre l’hiver et l’été. Les charges pour les pistes ne sont pas autant élevées qu’en hiver (on utilise pas de « canons »), et la marge sur le ticket du télécabine augmente pour la société CMA (exploitant des remontées mécaniques de la région). Cet effet est accentué par le fait qu’une seule installation est en mouvement l’été, contrairement à l’hiver.

Deuxièmement, ces gens restent en général plus de 2 jours en station, et donc dorment dans un hôtel. La clientèle des vététistes est plutôt jeune et dynamique, et donc ils ont tendance à faire d’autres activités que de rester à l’hôtel. Les commerces de la station entière sont gagnants.

Troisièmement, nombreux d’entre eux partagent leurs expériences sur les réseaux sociaux. Une photo d’un panorama de la région est une belle promotion « gratuite » pour la station, et elle fait parler, le bouche-à-oreille apparaît. C’est une des meilleures publicités que de donner envie aux gens d’essayer la piste ou simplement passer un séjour à Crans-Montana parce que la vue y est plaisante (c’est un exemple parmi tant d’autres raisons). Pour le cas concret du Downhill, il y a une tendance qui se généralise : se filmer en train de descendre la piste avec une GoPro, puis partager son « exploit » sur les réseaux sociaux, Youtube en particulier. On peut y trouver une vidéo de la piste Downhill de Crans-Montana qui a généré pas moins de 1mio 500'000 vues ! Il y a un réel créneau ici : on pourrait imaginer des invitations, à envoyer à quelques fameux «Youtubers » actifs dans le domaine et possédant beaucoup d’abonnées, à « rider » gratuitement sur les pistes de Crans-Montana en l’échange d’une vidéo postée…

 

Nous pensons que ce sport devrait être plus mis en avant par Crans-Montana sur les réseaux sociaux, car la clientèle cible sera de plus en plus jeune et tournée vers les technologies. Crans-Montana a un USP qu’est le beau panorama sur le Valais, et s’il peut être mis en avant dans une vidéo bien montée qui soit diffusée abondamment, la station pourrait voir une nouvelle clientèle se développer en été et ainsi combler cette saison plutôt creuse pour les remontées mécaniques et la station en général.

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