Le Mountain Bike à Crans-Montana

post by : eldin.catovic



La pratique du Mountain Bike désigne toutes les activités liées au vélo VTT, généralement pratiquées en montagne sur des parcours avec dénivelles. Ce terme est né dans les années 1990 suite à l’apparition d’un vélo doté de suspensions et pouvant donc être utilisé sur tous types de terrains.

Les activités du Mountain Bike incluent notamment le VTT sur sentiers balisés et le Downhill, une discipline qui nous intéresse particulièrement dans notre étude de cas. Le Downhill se pratique sur des pistes en descente uniquement réservées aux vélos, et donc interdits à tout public par mesure de sécurité. En effet, ces pistes sont aménagées dans de forte déclivités qui favorisent la prise de vitesse des pratiquants. Elles sont aussi dotées de sauts et passages aménagés pour offrir le plus d’adrénaline possible aux vététistes, expérimentés dans la plupart des cas. Elles impliquent également des remontées mécaniques qui ramènent les pratiquants en haut, où le départ est placé.

Nous nous intéressons ici à la station de Crans-Montana, située dans le Valais à une altitude de 1500M. En été, on dispose de nombreux chemins pour VTT et de 2 pistes de descente, aménagées entre le sommet des remontées mécaniques menant à Cry d’Err et le départ de celles-ci, à Crans (1600m.). Les deux pistes représentent les deux niveaux de difficultés, l’une est plus facile et roulante, l’autre plus raide et adaptée aux habitués.

 

Qu’apportent donc ces amateurs de vélos ?

Premièrement, ils viennent fréquenter les remontées mécaniques en été et contribuent donc à répartir quelque peu les recettes de l’exploitant entre l’hiver et l’été. Les charges pour les pistes ne sont pas autant élevées qu’en hiver (on utilise pas de « canons »), et la marge sur le ticket du télécabine augmente pour la société CMA (exploitant des remontées mécaniques de la région). Cet effet est accentué par le fait qu’une seule installation est en mouvement l’été, contrairement à l’hiver.

Deuxièmement, ces gens restent en général plus de 2 jours en station, et donc dorment dans un hôtel. La clientèle des vététistes est plutôt jeune et dynamique, et donc ils ont tendance à faire d’autres activités que de rester à l’hôtel. Les commerces de la station entière sont gagnants.

Troisièmement, nombreux d’entre eux partagent leurs expériences sur les réseaux sociaux. Une photo d’un panorama de la région est une belle promotion « gratuite » pour la station, et elle fait parler, le bouche-à-oreille apparaît. C’est une des meilleures publicités que de donner envie aux gens d’essayer la piste ou simplement passer un séjour à Crans-Montana parce que la vue y est plaisante (c’est un exemple parmi tant d’autres raisons). Pour le cas concret du Downhill, il y a une tendance qui se généralise : se filmer en train de descendre la piste avec une GoPro, puis partager son « exploit » sur les réseaux sociaux, Youtube en particulier. On peut y trouver une vidéo de la piste Downhill de Crans-Montana qui a généré pas moins de 1mio 500'000 vues ! Il y a un réel créneau ici : on pourrait imaginer des invitations, à envoyer à quelques fameux «Youtubers » actifs dans le domaine et possédant beaucoup d’abonnées, à « rider » gratuitement sur les pistes de Crans-Montana en l’échange d’une vidéo postée…

 

Nous pensons que ce sport devrait être plus mis en avant par Crans-Montana sur les réseaux sociaux, car la clientèle cible sera de plus en plus jeune et tournée vers les technologies. Crans-Montana a un USP qu’est le beau panorama sur le Valais, et s’il peut être mis en avant dans une vidéo bien montée qui soit diffusée abondamment, la station pourrait voir une nouvelle clientèle se développer en été et ainsi combler cette saison plutôt creuse pour les remontées mécaniques et la station en général.

 

 


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PP ELDIN NICO DEREK[1].pdf


Authors

Catovic, Eldin - 701 C (2016); Harnischberg, Derek - 701 D (2016); Mari, Nicolas - 701 D (2016)

 

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